Accueil
  Le mot du Président
  Flash-infos
  Vos Questions et Remarques
  Informations et Réflexions
  Notre Quartier
  La mémoire du Quartier
  Album Photos
  Bulletin
  Conditions d'Admission
  Adhésions
Le mot du Président


    

  Le mot du Président

 

                                 

 

VIOLENCE

 

Le numéro de notre bulletin de décembre 2009 évoque les avatars de l’ancienne Clinique moderne, à Préboisé, pendant la 2ème guerre mondiale : clinique qui a déjà fait l’objet d’un article dans notre précédent bulletin dû à la plume du Dr Maurice ARNOUX, voisin de notre secteur, sous le titre « Le Centre cardio-vasculaire Cantini  des années 60 ».*

Si je parle des « avatars » de cette clinique, c’est d’abord au sens premier du mot de « transformation », mais aussi au sens péjoratif que ce mot a souvent pris dans notre langue. Si avant, puis après la 2ème guerre mondiale, cette clinique a eu pour mission de guérir et sauver des hommes, elle a dû pendant la guerre assumer des fonctions beaucoup moins pacifiques, dues à la violence qui a submergé le monde pendant 5 ans. Récemment, les séquences du film « Apocalypse » ont rappelé à ceux qui ont vécu cette guerre, et appris peut-être à ceux qui n’étaient pas nés à cette époque, que la violence peut facilement franchir toutes les limites que la civilisation essaie d’imposer aux hommes.

Limites que certains sont toujours prêts à franchir, comme on a pu le voir (et l’entendre !) à l’occasion de certains « jeux » du 14 juillet, pourtant interdits – dans un secteur limité, heureusement, du territoire de notre CIQ. Jeux qui n’étaient pas seulement ceux d’enfants, mais aussi d’ «adultes » dont on aurait pu attendre qu’ils sachent précisément ce que sont des « limites », et comment aider des jeunes à les intégrer.

 Jeux ? Ces «débordements », au sens propre, auraient pu coûter la vie à un pacifique automobiliste – disons-le « pacifique » simplement parce qu’il n’avait rien demandé à personne, sinon de pouvoir circuler librement là où la violence voulait établir d’autres lois.

 

Notre article sur la Clinique moderne, son passé « militaire » de quelques années, peut offrir l’image d’un passé lointain où l’oubli masquerait et la nostalgie voilerait ce que fut souvent cette époque. Limites de notre travail, sans doute, qui n’a disposé que des quelques documents qui nous ont été prêtés.

 Mais ne pas oublier, c’est ce à quoi notre CIQ peut modestement contribuer ; pas seulement les « mauvais souvenirs », mais aussi ceux qui ont fait de cette clinique, comme le dit le Dr ARNOUX dans notre précédent bulletin, un « lieu exceptionnel » de renommée internationale.

Un lieu au service de la vie.

 

C’est pourquoi notre CIQ propose qu’au lieu où commencent maintenant à s’élever des habitations, là où existait la « Clinique moderne », une plaque commémorative rappelle le souvenir du Centre Cardio-vasculaire Cantini. 

                        

                                                                             Guy BRAULT

 

 

 

 

 

* voir sur le site notre page : La Mémoire du Quartier

 

 

 

              

 

 

 

© 2009